A la recherche de solution
DÉFICIT CALORIQUE ET PERTE DE POIDS
FORCÉMENT...
Aujourd’hui, j’aimerais qu’on parle de cette méthode pour perdre du poids qui inonde les réseaux sociaux, de nos jours et depuis pas mal de temps, si ce n’est pas la nuit des temps. En effet, il est dit qu’il suffirait juste d’avoir un déficit calorique pour maigrir et que ça serait l’ultime secret pour perdre du poids. Du coup, on va se retrouver avec des milliers de personnes qui tentent, en mettant toute leur énergie dans le processus, de réduire leur apports alimentaires ou de faire du sport intensif pour tenter de déclencher un déficit calorique. Et devinez quoi, au risque de vous décevoir, si vous êtes en plein dans cette expérience, et bien soit ça ne marche pas du tout, soit ça marche un temps et cela est sans oublier les dégâts que ça peut créer. Je vous propose donc aujourd’hui d’aller creuser un peu plus sur cette idée de déficit calorique et de comprendre pourquoi ça ne peut pas convenir, surtout, si nous cherchons des résultats viables à long terme.
EN THÉORIE
En réalité cette idée court parce qu’effectivement, en théorie, c’est à dire pas dans la vraie vie, n’est ce pas, la
perte de poids résulte d’une différence entre les apports alimentaires ingérés et les dépenses énergétiques
réalisées.
Cela se réalise soit en mangeant moins, soit en augmentant notre activité physique et/ou sportive.
Cette différence provoquant un apport alimentaire insuffisant par rapport à nos besoins réels, nous fait perdre
du poids. En fait, cela en revient, exactement à la même chose, que de mettre en place un régime hypocalorique.
C’est à dire apporter moins que ce dont nous avons besoin, et donc à mettre une restriction alimentaire soit sur
les choix alimentaires soit sur les quantités que nous ingérons. Soit à utiliser le sport en stratégie de contrôle de
poids.
Alors, en pratiques ca n’est vraiment pas si simple que de simplifier la perte de poids à un déficit calorique, et
cela, en partie, pour une raison particulière que nous allons voir un peu plus tard.
Avant de vous expliquer cette raison, ce qu’il me semble intéressant, c’est de rappeler rapidement les
conséquences, parce qu’on ne les rappelle jamais assez , qu’un déficit caloriques, qu’un régime donc, peut
apporter tant sur notre santé que sur notre comportement alimentaire.
LES CONSÉQUENCES
Et oui, comme dans toutes méthodes, vendeuses de rêve, prônées pour perdre du poids, il y’a des conséquences,
parce que vous le savez, ou peut-être pas, mais il n’existe, toujours pas à ce jour, de méthode magique pour
perdre du poids.
Si nous souhaitions relater les conséquences les plus probantes et problématiques, en premier lieu: Nous
pourrions citer, une fatigue, de plus ou moins grande intensité, qui est liée aux apports alimentaires qui ne sont
pas suffisants pour combler nos besoins. Notre métabolisme doit donc redoubler d’effort pour tenter de réduire
les carences alimentaires dont certaines restent même incomblées.
En fonction des carences nous aurons des impacts sur notre santé. Par exemple, si nous restreignons les
féculents, nous aurons des difficultés sur notre microbiote intestinal qui engendrera des problèmes digestifs et
se répercutera à long terme, sur quasiment, toute notre santé. Parce que je le rappelle, notre microbiote intestinal est à la base de notre santé et en lien avec de nombreuses pathologies comme le diabète, l’obésité,
certains cancers et bien d’autres.
Les autres carences auront des conséquences qui leur sont spécifiques, sur d’autres sphères.
Ensuite, ce manque d’apport entraine aussi une perturbation de notre comportement alimentaire. Notamment de
la mauvaise gestion de la faim, susceptible de mener à des compulsions alimentaires. On arrive aux repas,
affamés et on perd le contrôle de son comportement face à notre assiette.
Ce manque mène également, à de l’obsession alimentaires et/ou à une peur de manger pouvant aller jusqu’aux
troubles du comportement alimentaire (TCA), comme de l’anorexie, de la boulimie ou de l’hyperphagie qui en
sont les plus répandus. Ces TCA de plus ou moins forte intensité, incluant, bien évidemment, d’autres troubles
comme des pensées permissives, un isolement de vie etc…
Nous retrouvons, sans oublier, un impact sur notre relation à nous, avec notre estime et confiances en nous
détériorées, en pensant que nous sommes dans l’échec.
Bien d’autres conséquences, mais il nous faudrait bien plus qu’une seule émission pour les relater toutes.
Le comble dans cette situation, c’est que le poids perdu, de manière éphémère, est repris, dans les 5 ans qui
suivent. Et pire, nous avons très souvent une reprise supérieure au poids initial.
Et cela nous mène progressivement notre corps à cette conséquence, non négligeable qui est une inflammation
du tissu adipeux.
INFLAMMATIONS DE BAS GRADE
Effectivement, en dehors des facteurs digestifs, hormonal et du sommeil qui impactent le poids, il faut savoir
que lorsque nous prenons beaucoup de poids dans notre vie, pour x raison, il se créer un phénomène
d’inflammation du tissus adipeux. Ce phénomène, présent dans l’obésité, est communément appelé
inflammation de bas grade.
Cette inflammation va créer un mécanisme de résistance, qui empêche une perte de poids et dérégle les
régulations métaboliques du corps. Ce qui explique notamment, pourquoi, après plusieurs régimes, vous avez
cette impression que c’est de plus en plus difficile, de perdre du poids.
Cette inflammation se dose en mesurant la CRP (protéine C-réactive) qui ne doit pas dépasser 6mg/L.
Ca donc n’est pas un déficit calorique qui permet de travailler sur cette difficulté, bien au contraire, ca l’empire.
Nous la travaillons en nutrition et en micronutrition par le biais d’anti-inflammatoires naturels. Notamment les
oméga 3 et d’autres comme, entre autre, de la curcumine ou le boswellia (résine d’arbre) par exemple. Cela est
bien évidemment à travailler avec un professionnel de santé spécialisé en micronutrition et absolument pas en
se complémentant seul.e.
CONCLUSION
Pour conclure, quand on vous dit qu’il suffit juste de mener un déficit calorique pour perdre du poids, essayer
de prendre du recul et plutôt de travailler sur votre comportement et votre relation à votre assiette.
Sur votre aspect métabolique : hormonal, digestif, sommeil, dosage CRP etc… et votre niveau d’activité
physique quotidien, et pas forcement de sport, mais de rester actif de façon général. Ce qui d’ailleurs cela
pourrait faire l’objet d’un futur sujet.
Et surtout, un point à ne jamais oublier c'est que ce n’est pas vous qui choisissez
votre poids de forme mais vraiment votre corps.
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